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包法利夫人Madame Bovary
Troisième partie - I
本章 296 组对照 · 第 2/10 页 · 已读 1%Peut-être ne se rappelait-il plus ses soupers après le bal, avec des débardeuses; et elle ne se souvenait pas sans doute, des rendez-vous d’autrefois, quand elle courait le matin dans les herbes, vers le château de son amant.
也许他已不记得舞会后同装卸女工们吃过的晚餐;她大概也不再记得从前的约会,那时她清晨跑过草地,奔向情人的庄园。
Les bruits de la ville arrivaient à peine jusqu’à eux; et la chambre semblait petite, tout exprès pour resserrer davantage leur solitude.
城市的声音几乎传不到他们那里;房间仿佛特意造得很小,以便把两人的孤独挤得更紧。
Emma, vêtue d’un peignoir en basin, appuyait son chignon contre le dossier du vieux fauteuil; le papier jaune de la muraille faisait comme un fond d’or derrière elle; et sa tête nue se répétait dans la glace avec la raie blanche au milieu, et le bout de ses oreilles dépassant sous ses bandeaux.
艾玛穿着细棉布晨衣,把发髻靠在旧扶手椅背上;墙上的黄纸在她身后形成金色背景。她裸露的头在镜中重复出现,中间有一道白色发缝,鬓发下露出一点耳尖。
— Mais pardon, dit-elle, j’ai tort! je vous ennuie avec mes éternelles plaintes!
“请原谅,”她说,“我错了!总拿没完没了的抱怨烦您!”
— Non, jamais! jamais!
“不,永远不会!永远不会!”
— Si vous saviez, reprit-elle, en levant au plafond ses beaux yeux qui roulaient une larme, tout ce que j’avais rêvé!
“要是您知道,”她抬起美丽的眼睛望向天花板,一滴泪在其中滚动,“我曾梦想过多少事情!”
— Et moi, donc!
“我又何尝不是!”
Oh! j’ai bien souffert!
“哦!我受过很多苦!”
Souvent je sortais, je m’en allais, je me traînais le long des quais, m’étourdissant au bruit de la foule sans pouvoir bannir l’obsession qui me poursuivait.
“我常走出去,沿码头漫无目的地拖着脚步,想用人群的声音使自己麻木,却始终无法赶走纠缠我的执念。”
Il y a sur le boulevard, chez un marchand d’estampes, une gravure italienne qui représente une Muse.
“林荫大道一家版画店里,有一幅描绘缪斯的意大利版画。”
Elle est drapée d’une tunique et elle regarde la lune, avec des myosotis sur sa chevelure dénouée.
“她身披长袍,望着月亮,散开的头发上插着勿忘我。”
Quelque chose incessamment me poussait là; j’y suis resté des heures entières.
“总有某种力量把我推到那里;我一站就是几个小时。”
Puis, d’une voix tremblante:
随后,他用颤抖的声音说:
— Elle vous ressemblait un peu.
“她有一点像您。”
Madame Bovary détourna la tête, pour qu’il ne vît pas sur ses lèvres l’irrésistible sourire qu’elle y sentait monter.
包法利夫人转开头,不让他看见嘴唇上无法抑制、正在升起的微笑。
— Souvent, reprit-il, je vous écrivais des lettres qu’ensuite je déchirais.
“我常给您写信,”他继续说,“写完又撕掉。”
Elle ne répondait pas.
她没有回答。
Il continua:
他继续道:
— Je m’imaginais quelquefois qu’un hasard vous amènerait.
“有时我想,某个偶然会把您带到我面前。”
J’ai cru vous reconnaître au coin des rues; et je courais après tous les fiacres où flottait à la portière un châle, un voile pareil au vôtre...
“我曾以为在街角认出了您;每当一辆出租马车的车门旁飘着一条披肩或一块像您的面纱,我就追上去……”
Elle semblait déterminée à le laisser parler sans l’interrompre.
她似乎决定让他说下去,不加打断。
Croisant les bras et baissant la figure, elle considérait la rosette de ses pantoufles, et elle faisait dans leur satin de petits mouvements, par intervalles, avec les doigts de son pied.
她双臂交叉,低着脸,看着拖鞋上的花结;脚趾不时在缎面里轻轻移动。
Cependant, elle soupira:
不过,她叹息道:
— Ce qu’il y a de plus lamentable, n’est-ce pas, c’est de traîner, comme moi, une existence inutile?
“最可悲的,不正是像我这样拖着无用的一生吗?”
Si nos douleurs pouvaient servir à quelqu’un, on se consolerait dans la pensée du sacrifice!
“如果我们的痛苦能对某个人有用,想到自己是在牺牲,也许还能得到安慰!”
Il se mit à vanter la vertu, le devoir et les immolations silencieuses, ayant lui-même un incroyable besoin de dévouement qu’il ne pouvait assouvir.
他开始赞美美德、责任和无声牺牲;他自己也有一种无法满足、难以置信的奉献需要。
— J’aimerais beaucoup, dit-elle, à être une religieuse d’hôpital.
“我很想,”她说,“做医院里的修女。”
— Hélas! répliqua-t-il, les hommes n’ont point de ces missions saintes, et je ne vois nulle part aucun métier..., à moins peut-être que celui de médecin...
“唉!”他回答,“男人没有这种神圣使命;我看不到任何职业……或许医生除外……”
Avec un haussement léger de ses épaules, Emma l’interrompit pour se plaindre de sa maladie où elle avait manqué mourir; quel dommage! elle ne souffrirait plus maintenant.
艾玛轻轻耸肩打断他,诉说自己那场险些死去的疾病;多可惜啊!现在她本来不必再受苦。
Léon tout de suite envia le calme du tombeau, et même, un soir, il avait écrit son testament en recommandant qu’on l’ensevelît dans ce beau couvre-pied, à bandes de velours, qu’il tenait d’elle; car c’est ainsi qu’ils auraient voulu avoir été, l’un et l’autre se faisant un idéal sur lequel ils ajustaient à présent leur vie passée.
莱昂立刻羡慕坟墓的安宁;他甚至有一晚写下遗嘱,嘱咐别人用她送的那床带天鹅绒条纹的漂亮床罩包裹自己下葬。他们两人都希望过去曾经如此,各自创造一个理想形象,再把过去生活套上去。
D’ailleurs, la parole est un laminoir qui allonge toujours les sentiments.
而且,言语是一台不断把感情轧长的机器。
Mais à cette invention du couvre-pied:
听到床罩这个虚构故事,她问: