TCFCA 学习空间
TCFCA 学习空间
包法利夫人Madame Bovary
Troisième partie - I
本章 296 组对照 · 第 3/10 页 · 已读 1%— Pourquoi donc? demanda-t-elle.
“为什么?”
— Pourquoi?
“为什么?”
Il hésitait.
他犹豫着。
— Parce que je vous ai bien aimée!
“因为我非常爱您!”
Et, s’applaudissant d’avoir franchi la difficulté, Léon, du coin de l’œil, épia sa physionomie.
莱昂为自己跨过难关而暗喜,从眼角窥察她的神情。
Ce fut comme le ciel, quand un coup de vent chasse les nuages.
那仿佛一阵风吹散天空的云。
L’amas des pensées tristes qui les assombrissaient parut se retirer de ses yeux bleus; tout son visage rayonna.
聚集在她蓝眼睛中、使它们阴沉的悲哀思想仿佛退开;她整张脸都亮了。
Il attendait.
他等待着。
Enfin elle répondit:
她终于回答:
— Je m’en étais toujours doutée...
“我一直都猜到了……”
Alors, ils se racontèrent les petits événements de cette existence lointaine, dont ils venaient de résumer, par un seul mot, les plaisirs et les mélancolies.
于是,他们互相讲述遥远生活里的细小事件;刚才一个词已经概括了其中全部欢乐和忧伤。
Il se rappelait le berceau de clématite, les robes qu’elle avait portées, les meubles de sa chambre, toute sa maison.
他记得铁线莲棚架、她穿过的裙子、她房间里的家具以及整座房子。
— Et nos pauvres cactus, où sont-ils?
“我们可怜的仙人掌呢?现在在哪里?”
— Le froid les a tués cet hiver.
“今年冬天冻死了。”
— Ah! que j’ai pensé à eux, savez-vous?
“啊!您知道我多么想念它们吗?”
Souvent je les revoyais comme autrefois, quand, par les matins d’été, le soleil frappait sur les jalousies... et j’apercevais vos deux bras nus qui passaient entre les fleurs.
“我常像从前那样看见它们;夏日清晨,阳光照在百叶窗上……我看见您裸露的两条手臂从花丛间伸过。”
— Pauvre ami! fit-elle en lui tendant la main.
“可怜的朋友!”她向他伸出手说道。
Léon, bien vite, y colla ses lèvres.
莱昂迅速把嘴唇贴在手上。
Puis, quand il eut largement respiré:
随后,他深深呼吸,说道:
— Vous étiez, dans ce temps-là, pour moi, je ne sais quelle force incompréhensible qui captivait ma vie.
“那时,您对我来说是一种我无法理解的力量,它控制了我的生命。”
Une fois, par exemple, je suis venu chez vous; mais vous ne vous en souvenez pas, sans doute?
“譬如有一次,我去您家;不过您大概不记得了吧?”
— Si, dit-elle.
“记得。”她说。
Continuez.
“继续。”
— Vous étiez en bas, dans l’antichambre, prête à sortir, sur la dernière marche; — vous aviez même un chapeau à petites fleurs bleues; et, sans nulle invitation de votre part, malgré moi, je vous ai accompagnée.
“您在楼下前厅,正要出门,站在最后一级台阶上;您还戴着一顶有蓝色小花的帽子。您没有邀请,我却不由自主陪着您走。”
À chaque minute, cependant, j’avais de plus en plus conscience de ma sottise, et je continuais à marcher près de vous, n’osant vous suivre tout à fait, et ne voulant pas vous quitter.
“可是每过一分钟,我都更清楚地意识到自己的愚蠢;我仍在您身旁走,不敢完全跟随,又不愿离开。”
Quand vous entriez dans une boutique, je restais dans la rue, je vous regardais par le carreau défaire vos gants et compter la monnaie sur le comptoir.
“您进入商店时,我留在街上,隔着玻璃看您脱下手套,在柜台上数钱。”
Ensuite vous avez sonné chez madame Tuvache, on vous a ouvert, et je suis resté comme un idiot devant la grande porte lourde, qui était retombée sur vous.
“后来您按响蒂瓦什太太家的门铃;有人开门,我像个傻瓜一样站在沉重的大门前,门在您身后重新关上。”
Madame Bovary, en l’écoutant, s’étonnait d’être si vieille; toutes ces choses qui réapparaissaient lui semblaient élargir son existence; cela faisait comme des immensités sentimentales où elle se reportait; et elle disait de temps à autre, à voix basse et les paupières à demi fermées:
包法利夫人听着,惊讶自己竟然如此年长;这些重新出现的事情仿佛扩展了她的生命,形成她重新进入的广阔感情空间。她不时半闭眼睛,低声说道:
— Oui, c’est vrai!... c’est vrai!... c’est vrai...
“是的,是真的!……是真的!……是真的……”
Ils entendirent huit heures sonner aux différentes horloges du quartier Beauvoisine, qui est plein de pensionnats, d’églises et de grands hôtels abandonnés.
博瓦西纳区各座钟敲响八点;那里遍布寄宿学校、教堂和废弃的大旅馆。
Ils ne se parlaient plus; mais ils sentaient, en se regardant, un bruissement dans leurs têtes, comme si quelque chose de sonore se fût réciproquement échappé, de leurs prunelles fixes.
他们不再说话;可是互相凝视时,感觉头脑中有一阵低响,仿佛某种有声事物从两人固定的瞳孔中彼此逸出。
Ils venaient de se joindre les mains; et le passé, l’avenir, les réminiscences et les rêves, tout se trouvait confondu dans la douceur de cette extase.
他们的手刚刚握在一起;过去、未来、回忆和梦想,全都混入这场狂喜的甜蜜。