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追风筝的人Les Cerfs-Volants de Kaboul
Chapitre 14
本章 89 组对照 · 第 2/3 页 · 已读 1%Je ne risque rien.
“我不会有事的。”
Cette question la démangeait depuis le début.
这个问题从一开始就一直憋在她心里。
Quinze ans de mariage nous avaient appris à chacun à lire en l’autre comme dans un livre ouvert.
十五年的婚姻让我们都学会了像翻开一本书那样读懂对方。
— Je sors.
“我出去一下。”
— Je t’accompagne ?
“要我陪你吗?”
— Non, je préfère être seul.
“不,我想一个人待会儿。”
Je me rendis en voiture jusqu’au Golden Gate Park et marchai au bord du lac Spreckels.
我开车去了金门公园,沿着斯普雷克尔斯湖散步。
Il faisait beau en ce dimanche après-midi ; sur l’eau voguaient des douzaines de bateaux miniatures, poussés par la brise fraîche de San Francisco.
那个星期日下午天气晴朗,几十艘模型船在水面上航行,被旧金山清凉的微风推着前进。
Je m’assis sur un banc et observai un homme envoyer un ballon de football américain à son fils en lui expliquant qu’il ne fallait pas le lancer avec un mouvement du bras parallèle au sol, mais par-dessus l’épaule.
我在长椅上坐下,看着一个男人把美式橄榄球传给儿子,并告诉他投球时手臂不能平着挥出去,而应该从肩膀上方甩出。
Puis, levant les yeux, j’aperçus deux cerfs-volants rouges avec de longues queues bleues qui volaient haut au-dessus des arbres et les moulins à vent de l’extrémité ouest du parc.
接着我抬起头,看见两只拖着蓝色长尾巴的红风筝,高高飞在树梢和公园西端风车的上方。
Je songeai à la dernière remarque de Rahim khan, juste avant de raccrocher.
我想起拉辛汗挂电话前说的最后一句话。
Je fermai les yeux et l’imaginai à l’autre bout du fil, par-delà les grésillements de la ligne, les lèvres entrouvertes, la tête penchée.
我闭上眼睛,想象他在电话线的另一端,隔着电流的沙沙声,嘴唇微张,头稍稍偏向一侧。
De nouveau, quelque chose dans son regard noir insondable suggérait l’existence d’un secret entre nous.
他那双深不可测的黑眼睛里,再次流露出一种神情,仿佛我们之间藏着一个秘密。
J’avais maintenant la certitude qu’il était au courant.
如今我确信,他知道。
J’avais deviné juste.
我猜对了。
Il savait ce qui s’était passé avec Assef, le cerf-volant, l’argent et la montre aux aiguilles en forme d’éclair.
他知道阿塞夫、风筝、钱,以及那块指针形如闪电的手表之间发生的一切。
Il l’avait toujours su.
他一直都知道。
Viens.
来吧。
Il existe un moyen de te racheter, m’avait-il dit.
“有一个办法可以让你重新成为好人。”他当时对我说。
Un moyen de me racheter.
一个让我赎罪的办法。
À mon retour, Soraya discutait au téléphone avec sa mère.
我回到家时,索拉雅正在和母亲通电话。
— Pas longtemps, madar jan.
“不会太久的,妈妈。”
Une semaine, peut-être deux…
“也许一两个星期……”
Oui, padar et toi n’aurez qu’à venir à la maison…
“对,你和爸爸可以过来住在我们家……”
Deux ans plus tôt, le général s’était cassé la hanche droite.
两年前,将军摔断了右髋。
Alors qu’il émergeait de sa chambre après une nouvelle migraine, le regard trouble et l’air assommé, il s’était pris les pieds dans le bord d’un tapis.
那天,他又一次偏头痛发作后从卧室里走出来,眼神迷蒙、神情恍惚,一只脚绊在了地毯边缘。
Son cri avait alerté khala Jamila, laquelle s’était empressée hors de sa cuisine.
他的惨叫惊动了卡拉·贾米拉,她急忙从厨房冲了出来。
« On aurait cru le bruit d’un jaroo – un balai – brisé en deux », aimait-elle répéter, bien que, selon le médecin, il est probable qu’elle n’a rien entendu.
“听起来就像一把贾鲁——扫帚——被折成了两截。”她总爱这样说,尽管医生认为她很可能什么也没听见。
L’accident du général et toutes les complications qui s’étaient ensuivies – pneumonie, empoisonnement du sang, longue convalescence en maison de repos – avaient mis un terme aux monologues de khala Jamila sur ses divers maux.
将军的意外以及随后发生的种种并发症——肺炎、败血症和在疗养院漫长的康复期——终于让卡拉·贾米拉不再滔滔不绝地诉说自己身上的各种毛病。
Mais en avaient suscité d’autres, cette fois axés sur la santé de son mari.
可这又催生了另一套话题,这一次全都围绕着丈夫的健康。
Elle racontait à quiconque voulait bien l’écouter que les médecins lui avaient diagnostiqué des reins défaillants.
她逢人便说,医生诊断将军的肾功能正在衰退。
« Sauf qu’ils n’avaient jamais vu de reins afghans, n’est-ce pas ? » se vantait-elle.
“可他们以前从没见过阿富汗人的肾,对不对?”她总是得意地说。