TCFCA 学习空间
TCFCA 学习空间
追风筝的人Les Cerfs-Volants de Kaboul
Chapitre 13
本章 491 组对照 · 第 6/16 页 · 已读 1%L’exil loin de sa chère patrie, son watan.
远离深爱的祖国,流亡异乡。
La pauvreté.
贫穷。
Les humiliations.
屈辱。
Sa dernière bataille avait eu raison de lui mais, là encore, il n’avait rendu les armes que selon ses propres conditions.
最后一场战斗终于击败了他;但即使如此,他仍只按照自己的方式放下武器。
À la fin de chaque prière, des hommes se levaient et venaient me saluer avant de sortir.
每轮祈祷结束后,都有男人起身,在离开前过来向我致意。
Je leur serrai la main, comme il se devait, alors même que la plupart d’entre eux m’étaient inconnus.
我按礼数同他们握手,尽管其中大多数人我根本不认识。
Je souris poliment, les remerciai de leurs condoléances, écoutai ce qu’ils avaient à dire au sujet de Baba.
我礼貌地微笑,感谢他们的慰问,听他们讲述爸爸的往事。
— … m’a aidé à construire ma maison à Taimani…
“……他帮我在泰马尼盖房子……”
— …
“……”
Dieu le bénisse…
“愿真主保佑他……”
— … personne d’autre vers qui me tourner et il m’a prêté…
“……我走投无路时,他借给我……”
— … m’a trouvé du travail… me connaissait à peine…
“……他帮我找到工作……那时几乎还不认识我……”
— … comme un frère pour moi…
“……他就像我的亲兄弟……”
Devant ces témoignages, je compris que j’avais été en grande partie modelé par mon père et la manière dont il avait marqué ces gens.
听着这些话,我才明白,父亲以及他在这些人生命中留下的印记,在很大程度上塑造了我。
Toute ma vie, j’avais été « le fils de Baba ».
我这一生始终都是“爸爸的儿子”。
Mais à présent qu’il avait disparu, qu’il n’était plus là pour me guider, il me fallait avancer seul.
可如今他走了,再也不能指引我,我必须独自向前。
Cette pensée me terrifiait.
这个念头令我恐惧。
Plus tôt ce jour-là, dans la section du cimetière attribuée aux musulmans, j’avais assisté à la mise en terre de Baba.
当天早些时候,在墓园的穆斯林区,我亲眼看着爸爸下葬。
Le mollah et un autre homme s’étaient querellés au sujet de l’ayat du Coran qu’il convenait de réciter devant sa tombe, et l’affaire aurait pu dégénérer si le général ne s’était interposé.
毛拉和另一个男人为了该在墓前诵读哪一段《古兰经》经文争执起来;若不是将军出面制止,事情几乎要失控。
Finalement, le mollah avait choisi un ayat qu’il avait déclamé en jetant des regards noirs au deuxième type.
最后,毛拉选定了一段经文,诵读时还不断恶狠狠地瞪着另一个人。
Je les avais observés déverser la première pelletée de terre dans le trou, avant de m’éloigner jusqu’à l’autre bout du cimetière, où je m’étais assis à l’ombre d’un érable.
我看着他们把第一铲土倒进墓穴,随后独自走到墓园另一头,在一棵枫树的阴影下坐下。
Lorsque les derniers membres de l’assistance m’eurent présenté leurs condoléances et qu’il n’y eut plus personne dans la mosquée – à l’exception du mollah, occupé à débrancher le micro et à envelopper le Coran d’un linge vert –, je sortis avec le général dans la lumière déclinante de la fin du jour.
等最后几位来宾向我表示完慰问,清真寺里再没有旁人——只剩毛拉在拔下麦克风线,把《古兰经》用一块绿布包好——我便和将军一起走进日渐黯淡的暮色。
Nous passâmes devant un groupe d’hommes qui fumaient sur les marches, et je captai des bribes de leur conversation – un match de football devait avoir lieu à Union City la semaine suivante, un nouveau restaurant afghan avait ouvert à Santa Clara.
我们从一群坐在台阶上抽烟的男人身边经过,我听见他们断断续续谈论着:下周联合城有一场足球赛,圣克拉拉新开了一家阿富汗餐馆。
La vie reprenait déjà son cours, abandonnant Baba derrière elle.
生活已经重新运转起来,把爸爸留在了身后。
— Comment te sens-tu, bachem ? s’enquit le général.
“你感觉怎么样,孩子?”将军问。
Je serrai les dents et ravalai mes larmes.
我咬紧牙关,把泪水咽了回去。
— Je vais rejoindre Soraya, lui annonçai-je.
“我去找索拉雅。”我告诉他。
— D’accord.
“好。”
Je la repérai sur les marches de la mosquée, côté femmes, en compagnie de sa mère et de plusieurs de ses amies que je reconnus vaguement pour les avoir vues à notre mariage.
我在清真寺女宾区的台阶上看见她。她和母亲以及几位朋友站在一起,那些人我依稀认得,婚礼上见过。
Elle adressa quelques mots à khanum Taheri lorsque je lui fis signe, puis s’approcha.
我朝她招手后,她对塔赫里太太说了几句话,便向我走来。
— Tu viens marcher avec moi ? lui demandai-je.
“陪我走走好吗?”我问。
— Bien sûr.
“当然。”