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追风筝的人Les Cerfs-Volants de Kaboul
Chapitre 6
本章 262 组对照 · 第 7/9 页 · 已读 1%Aucune autre option n’était envisageable.
除此之外,别无选择。
J’allais gagner, puis courir pour m’emparer du dernier cerf-volant.
我要赢下比赛,然后亲自去追最后一只风筝。
Je le rapporterais ensuite à mon père.
我会把它带回来交给父亲。
Je lui prouverais une bonne fois pour toutes que son fils était digne de lui.
我要一劳永逸地向他证明,他的儿子配得上他。
Alors peut-être cesserais-je de n’être qu’un fantôme à ses yeux.
这样一来,也许我在他眼中便不再只是一个幽灵。
Je me pris à rêver : j’imaginai des conversations et des rires à table au lieu de l’habituel silence interrompu par le tintement des couverts et les grognements occasionnels de mon père.
我开始幻想:餐桌上会有交谈和笑声,不再只有餐具碰撞的叮当声和父亲偶尔的低哼打破沉默。
Je nous vis partir en voiture un vendredi pour aller nous promener à Paghman.
我想象着某个星期五,我们开车去帕格曼游玩。
Nous nous arrêterions en chemin au bord du lac Kargha et nous régalerions d’une truite grillée et de pommes de terre.
我们会在途中停靠卡尔加湖畔,享用烤鳟鱼和土豆。
Nous irions au zoo admirer Marjan le lion, et peut-être Baba ne bâillerait-il pas cette fois, ni ne jetterait d’incessants coups d’œil à sa montre.
我们会去动物园看狮子马尔詹,也许这一次爸爸不会打哈欠,也不会不停地看手表。
Peut-être même accepterait-il de lire l’une de mes histoires.
也许他甚至愿意读一篇我写的故事。
Je lui en aurais écrit cent si j’avais supposé qu’il en lirait une seule.
只要知道他愿意读其中一篇,我可以为他写上一百篇。
Peut-être m’appellerait-il Amir jan, comme Rahim khan.
也许他会像拉辛汗一样,称我为“亲爱的阿米尔”。
Et peut-être… peut-être… me pardonnerait-il enfin d’avoir tué ma mère.
也许……也许……他终于会原谅我害死了母亲。
Baba me narrait la fois où il avait éliminé quatorze cerfs-volants en une seule journée.
爸爸正在讲述自己曾在一天之内击落十四只风筝的往事。
Je souris, approuvai, ris quand il fallait, sans retenir un mot de ce qu’il disait.
我微笑、点头,在应该发笑时发笑,却一句话也没有记住。
J’avais une mission à remplir désormais.
如今,我有一项使命必须完成。
Je ne décevrais pas mon père.
我不会让父亲失望。
Pas cette fois.
至少这一次不会。
Il neigea fort la nuit précédant le tournoi.
比赛前一晚下起了大雪。
Assis confortablement, Hassan et moi jouâmes au panjpar tandis que la branche d’un arbre agitée par le vent cognait doucement contre ma fenêtre.
哈桑和我舒服地坐着玩潘杰帕尔纸牌,窗外一根被风吹动的树枝轻轻敲打玻璃。
Un peu plus tôt, j’avais demandé à Ali de nous monter le kursi – un radiateur électrique fixé sous une table basse recouverte d’une épaisse couverture piquée.
稍早以前,我让阿里把库尔西搬上来——那是一台装在矮桌下面的电暖器,桌上盖着厚厚的绗缝毯。
Il avait également disposé des matelas et des coussins autour, si bien qu’une vingtaine de personnes au moins auraient pu s’asseoir avec les jambes bien au chaud.
他还在四周铺好床垫和靠垫,至少能让二十个人围坐在那里,把双腿暖暖地伸进毯子下面。
Ainsi installés, Hassan et moi passions parfois des journées entières à disputer des parties d’échecs ou de cartes – avec, dans ce dernier cas, une prédilection pour le panjpar.
这样安顿好后,哈桑和我有时会一整天都在下棋或打牌;打牌时,我们尤其喜欢潘杰帕尔。
Je retournai le dix de carreau d’Hassan et jetai deux valets et un six.
我翻开哈桑的方块十,打出两张杰克和一张六。
Dans la pièce à côté, le fumoir, Baba et Rahim khan discutaient affaires avec quelques invités – parmi lesquels j’avais reconnu le père d’Assef.
隔壁吸烟室里,爸爸和拉辛汗正与几位客人谈生意,其中有阿塞夫的父亲。
À travers le mur nous parvenait le grésillement des infos de Radio Kaboul.
喀布尔广播电台新闻的沙沙声穿过墙壁传来。
Hassan écarta mon six et ramassa les valets.
哈桑不要我的六,收走了两张杰克。
À la radio, Daoud khan évoquait les investissements étrangers.
收音机里,达乌德汗正在谈论外国投资。
— Il dit qu’on aura un jour la télévision à Kaboul, expliquai-je à Hassan.
“他说喀布尔将来会有电视。”我向哈桑解释。
— Qui ça ?
“谁说的?”
— Daoud khan, idiot.
“达乌德汗,笨蛋。”
Le président.
“总统。”